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Comme un air de printemps !

Comme un air de printemps !

Qu’est ce qu’il fait beau ce premier mars pour ces premiers tours de pédale en Tant d’aime !
Toutes les affaires sont prêtes et maintenant peu importe ce qu’il manque ou ce qui ne l’est pas. Je pars avec la famille vers Chambéry pour récupérer Lucile, ma première coéquipière. Lucile est une amie de longue date puisque nos parents sont eux mêmes amis et nous nous connaissons depuis que nous avons quelques mois de vie.

Départ de Chambéry le 1er mars

Après un premier réglage de selle, nous partons en troupeau direction la montée du Granier, à peu près en même temps que le rassemblement de Porches Cayenne qui ont eu la même idée que nous en ce beau dimanche de mars. Malgré nos efforts, on se fait assez vite distancer par les copains, avec sa bonne 50aine de kilos, le Tant d’aime se sent un peu dans les côtes ! Pic nic de luxe en arrivant en haut et petite sieste au soleil avant de repartir vers Grenoble pour arriver avant la nuit, parce que bon, il reste deux autres cols quand même !

Arrivée à Grenoble

Nos amis accompagnateurs repartent au fur et à mesure et nous attaquons seules la deuxième journée en direction de Gresse en Vercors. Nous n’avons pas fait plus de 2km quand les soucis techniques commencent. Le problème de pneu que je pensais avoir réglé avant de partir recommence et on s’arrête une première fois pour réparer la crevaison, mais en réinstallant la chambre à air, on ne prend pas le temps de la regonfler un peu et elle éclate en faisant sursauter tous les passants. Pas grave, on prend celle de rechange ! Mais sa valve est grosse et ne passe pas dans la jante de la roue avant, nous sommes donc obligées de faire un échange standard et d’installer la nouvelle chambre à air à l’arrière. Un peu chiant mais rien de bien méchant, sauf qu’en regonflant, rebelote, pincement de la chambre à air que l’on explose de nouveau. Mon titre honorifique de resp’ atelier vélo en prend pour son grade et nous sommes obligées de faire appel à une amie (en l’occurence la mère de Lucile) qui nous amène, hilare, au décathlon d’Echirolles. C’est bien parti cette affaire !

Quelques soucis techniques…

Nous continuons notre route vers le sud en traversant le Vercors puis le Diois. Avec Lucile, on s’apprivoise et on apprend à pédaler ensemble. Se coordonner pour les redémarrages, ne pas trop forcer quand on passe un plateau, alterner avec un peu de danseuse quand on a mal aux fesses, tout est vite très fluide et ça me rassure pour la suite ! Notre proximité nous permet de bien discuter ou de commenter ce que l’on croise sur la route. En montée, on sort la petite enceinte et on écoute de la musique ou des petits podcasts, on chante aussi parfois.

Traversée du Vercors

Le soir, nous dormons souvent en dur chez des amis comme chez les parents de Lucile à Grenoble, Jean Marie et Marise à Gresse en Vercors, ou encore dans la cabane de Lucas et Willie à Suze, chez Marc et Claire à Nyons, chez Philippe et Yolaine à Sorgues ou chez mon tonton Lolo et tata Bibeth à St Gély ou chez Alice et Yann à Montpel. Autant d’occasions de voir ou revoir les amis et de s’immiscer un instant dans leur vie familiale. L’occasion aussi de petits luxes qui se feront peut être plus rares par la suite, comme celui de prendre une bonne douche le soir ou de se laver les dents avec autre chose que le dentifrice/savon/shampoing/lave vaisselle révolutionnaire offert (en test) par ma mère. Heureusement que Lucile n’est pas difficile, parce que le premier soir en frottant la brosse à dents au milieu des poils non identifiés avec un gout en bouche qui avec le bénéfice du doute sera plutôt celui du savon de marseille que de la culotte de règles, ça pourrait en dégouter certain(e)s ! Croyez-moi, vive le Colgate, même en voyage à vélo, le savon 4 en 1 a ses limites !

Avec Marie à Grenoble
Avec Jean Marie et Marise à Gresse en Vercors
Chez Lucas et Willie à Suze
Chez Marc à Nyons
Chez Philippe à Sorgues

Notre chemin nous mène au pied du Mt Ventoux et nous décidons d’aller tâter ses pentes à 12%. Nous montons donc légères après avoir laissé les sacoches en bas dans un café. Dans la montée au milieu des pins, nous croisons des files de chenilles processionnaires complètement immobiles, congelées dans la nuit. Sacré responsabilité pour la tête de file qui s’arrête la première en disant flemme les meufs, il fait trop froid, on continuera plus tard !

Provence, les pissenlits sont en fleur avant les lavandes
Nyons

Nous non plus nous n’arriverons pas jusqu’en haut parce que la neige sur la face Nord aura raison de nous et nous rebroussons chemin 5km avant le sommet.
Un peu au Nord de Nimes, nous pic-niquons au pied du Pont du Gard (à ne pas confondre avec le viaduc de Millau, rien à voir haha). Magnifique édifice construit il y a près de 2000 ans, un peu pour le fun (interprétation personnelle), puisque la ville de Nîmes était déjà équipée de ses puits et de ses sources. Mais tout de même, faire transiter 40 000 m3 par jour sur 50km avec à peine 12m de dénivelé (0,02% pour les collègues à qui les % de pente de condensats parlent !), ils sont forts ces romains ! Difficile aussi d’imaginer ce lieu désert blindax de touristes d’ici à peine quelques semaines…

Pic nic au Pont du Gard

Le dernier soir avant Montpellier, nous testons notre première nuit de camping sauvage. Nous plantons la tente au fond d’un champ et mijotons notre petit risotto aux asperges sauvages cueillies sur la route. Un tableau presque idyllique s’il ne s’était pas mis à bruiner très fort, que la glaise du terrain ne s’était pas mise à coller sous les baskets, que le réchaud n’avait pas décidé de commencer à fuire de l’essence par terre et que les militaires ne s’étaient pas mis à s’entraîner de nuit sur leur champ de tir d’à côté. D’un commun accord, nous retirons les deux étoiles initialement attribuées à notre camping sauvage quand un gros grouiiiiic retentit de derrière les broussailles entre deux bouchées haha ! Les barrières sont essentiellement mentales, mais il me reste encore un peu de chemin à faire avant de camper toute seule…


Au petit matin, après une bonne nuit de 11h tout de même, nous rejoignons le frère qui s’est motivé à prendre le train tôt depuis Marseille pour venir pédaler sous la pluie avec nous (ça c’est de l’amour moi je vous le dis !). Petit passage par Sommières, sa terre magique (si vous ne connaissez pas googlez le, votre vie ne sera plus jamais comme avant), et son marché duquel nous repartons 15 minutes et 60 euros plus tard après avoir acheté des olives et de la chichounade.

Le frère

Derniers kilomètres jusqu’à Montpellier où nous retrouvons avec plaisir la famille de mon oncle pour un après midi haut en couleur avec les beaux parents de mon cousin, la petite fille du cousin de mon papy et une soirée cumbia qui se termine dans la cave du bar de la fille du cousin de mon père, rien que ça !

Le lendemain c’est entre les gouttes, le sourire et les larmes que je dépose Lucile en Tant d’aime à la gare avec un petit pincement au cœur. Mais le voyage continue pour moi et en attendant Victor, mon deuxième compagnon de route qui arrive demain soir, on part manifester sous la pluie pour le 8 mars avec Yann et Alice 🙂

8 mars à Montpellier


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