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Une semaine 5 étoiles !

Une semaine 5 étoiles !

Après presque deux jours de pause chez Ale et Aida, il est temps de repartir direction le sud. Je dépose Léa à l’école, trop fière d’arriver en tandem et je continue ma route vers Terrassa, dans la banlieue de Barcelone. C’est là où nous nous sommes donnés rendez vous avec mon ami Alejandro (un ami colombien de Bordeaux , déjà habitué des voyages à vélo), une bonne combine pour ne pas entrer dans Barcelone avec le tandem. Manque de chance, 10 minutes avant l’heure, il se rend compte qu’il a pris le métro à l’envers. Nous nous retrouvons donc 2h plus tard et 20km plus loin.

Avec Ale, Aida, Lea et Pau

Une fois les sacoches faites et le drapeau Colombien bien attaché sur la sacoche arrière, nous attaquons fort cette 3ème étape du voyage avec la montée des magnifiques montagnes de Montserrat qui se découpent dans le ciel bleu. En haut, nous apercevons encore les Pyrénées enneigées.

La vue depuis Monserrat

Personne en pleine inter-saison, il fait frais le soir, soleil la journée et nous ne sommes pas dérangés sur les petites routes. A chaque changement de coéquipier, nous prenons un peu de temps pour nous habituer l’un à l’autre, la façon de pédaler, les envies et les petites habitudes, une manière de (re)découvrir ses amis un peu différemment. Alejandro aime : écouter Shakira en se levant le matin, la pause café (très importante) de 10h, et s’enfiler des tranches de jambons cru sur le vélo au moindre coup de barre.

Parlons en du jambon cru : à défaut de les voir, nous sentons bien les millions de cochons tout droit destinés à devenir des jambons ibériques en moins de 6 mois ! Il y a presque plus d’élevages de porc que d’antennes 5G ! L’Espagne est le premier pays producteur de cochon en Europe et la Catalogne la deuxième province. A Aragon, la province voisine, il y a 7 fois plus de porcs que d’habitants ! (Soit 14 porcs par habitant et par an vu que leur espérance de vie est réduite à 6 mois…).

Poblet

Dans les montagnes catalanes, nous sommes également impressionnés par les vignobles et autres cultures de fruitiers en terrasse qui façonnent le paysage, quel boulot !

Cultures en terrasses et autres fruitiers en fleurs

Ale voulait voir la mer, nous décidons donc, après quelques journées de montées-descentes, de rejoindre la mer par le delta de l’Ebre. La qualité des infrastructures cyclables est impressionnante, le long de l’Ebre puis le long de la côte en rejoignant une EuroVelo 8 plutôt bien signalisée avec une alternance de côte sauvage, de villages vacances et de cultures d’orangers qui s’étendent à perte de vue. Leur odeur si particulière à fleur d’oranger me fait tellement penser à l’Argentine.

Les ibis et flamants (pas très roses) du delta de l’Ebre

Cette semaine, nous enchaînons les campings sauvages 5 étoiles, dans la forêt, entre deux tunnels de la piste cyclable ou encore au bord de la plage.

Camping sauvage 5 étoiles

Pour les repas, on ne se refuse rien non plus !  Quel luxe ce petit wok de voyage à vélo qui nous permet de préparer de l’Aligot, des gnocchis aux champignons et fromage de chèvre ou encore des arepas colombianas avec vue sur la mer !

Le dernier soir, nous sommes reçus dans la Casita Verde de Guillermo, un warm shower septuagnaire qui a réussi à transformer son terrain (pourtant situé entre le port industriel de Castellon, les centres commerciaux et les petites routes sales d’abords de ville où apparaissent des prostituées à la nuit tombée)  en un petit écrin de verdure pour les cyclistes de passage, parfait pour se reposer et passer une nuit tranquille.

Casita Verde de Guillermo

Nous arrivons le lendemain à Valencia, chez mes amies Argentines Maria et Pili, juste après les fêtes des fallas qui mobilisent la ville entière pendant plus de 15 jours. Initialement célébrées pour l’arrivée du printemps, ces marionnettes géantes sont également une satire sociale, un peu comme le carnaval. A Valencia, elles sont près de 350 à être mises en compétition puis brûlées à la fin des fallas. Chaque artiste sélectionné y travaille pendant une année entière, subventionné par les habitants et les entreprises locales. Un évènement impressionnant avec ses pour, mais aussi ses contres, par exemple les millions de pétards tirés à toute heure du jour et de la nuit ou encore les tonnes de plastiques brûlées parce que bon, le polystyrène a fini par remplacer le bois dans les constructions et la fumée qui s’en échappe est d’un noir douteux. Les fallas ce sera pour une prochaine fois, mais en attendant, nous irons ce soir voir le dernier film d’Almodovar au ciné 🙂


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