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Les 3 bonnes raisons pour lesquelles il y a si peu de cyclistes en Islande

Les 3 bonnes raisons pour lesquelles il y a si peu de cyclistes en Islande

Nous voici de retour au point de départ. Un peu plus de trois semaines après avoir débarqué sur l’île, nous avons rejoint les fjords de l’Est en bouclant la boucle par le sud. Même si nous avons en effet constaté une augmentation de la température de quelques degrés, le gulf stream ne nous a pas protégé de la pluie et nous voici bien au chaud dans la salle hors sac du camping d’Egilsstadir à regarder tomber les gouttes en attendant patiemment notre bateau de demain soir.

Je vous avait laissés à l’entrée dans le cercle d’or, LA zone touristique par excellence. Les vans aménagés et autres voitures louées à la pelle à l’aéroport de Reykjavik défilent sur les petites routes, s’arrêtent aux mêmes parkings et prennent ces mêmes photos, petit déhanché, bras écartés devant la cascade, cadrage serré pour essayer de ne pas voir tous les autres autour. Comme si le sujet de la photo cessait d’être la cascade elle même. A tout ça se rajoutent les cars de tours organisés. Ils sont allemands, espagnols, français, etats uniens, mais aussi asiatiques ou australiens, ça parle dans toutes les langues et avec tous les accents. 2 millions de touristes pour 400 000 habitants, tourisme de masse en plein dans le mille. En voyage à vélo, ça choque un peu. Habituée à ce que les touristes soient concentrés dans les grandes villes, ici c’est la nature elle même qui est l’objet du voyage.


Alors bien qu’ils nous hérissent les poils, nous aussi on s’arrête à ces mêmes spots, parce qu’on ne va pas se le cacher, c’est vraiment très beau. Et puis au final, qu’est ce qui nous différencie tant d’eux ? Cette idée de consommation, de timing, de check-list à remplir en 4/5/10 jours… ou seulement qu’à vélo on ne paye pas le parking ?

Jérémy, cette star !

J’ai un peu essayé d’inclure tous ces gens là sur mes photos. Une humble mise en abime de tous ces clichés qui finiront sur instagram pour donner envie à ses amis. Pour ma part, mon objectif n’est pas de vous inciter ou non de venir, sachez juste que si vous allez un jour en Islande, vous ne serez sûrement pas les seuls à admirer ces fascinants paysages.

Mais pétard de pétard, arrêtez donc de jeter des pièces dans cette rivière !

Dans le cercle d’or, on peut voir le parlement islandais, les bains du secret lagoon, plus tellement secrets du coup, la cascade de Gullfoss qui pulse tellement que les embruns sont projetés à plus de 60m de haut sans vent ! Sans l’opposition de Sigridur, la fille du fermier local, la cascade aurait été transformée en barrage hydroélectrique. 30MW en moyenne selon nos calculs !

Gullfoss, c’est beau quand même…

Il y a aussi le geyser de Strokkur qui projette de l’eau bouillante à plus d’une trentaine de mètres toutes les 6 minutes ! (Cette fois on a pas réussi à estimer la puissance…). A quelques mètres, Geysir, père de tous les geysers, bouillonne tranquillement, la dernière fois qu’il a jailli, c’était en l’an 2000, en projetant de l’eau à plus de 120m. Un petit panneau prévient le touriste : ne reste pas devant à filmer, tu n’auras pas assez de mémoire sur ton téléphone !

Imaginez un gros Oh ! à chaque éruption

Quelques kilomètres plus loin, plus personne. Nous profitons (avec ces histoires de tourisme de masse, j’essaie de supprimer le terme “profiter” de mon vocabulaire, mais je galère, si vous avez des alternatives, partagez !) de la belle journée pour nous approcher de Langjökull, deuxième plus grand glacier d’Islande. Après 18km de TTT (Tandem Tout Terrain) sur une piste de roches volcaniques, nous arrivons au Refuge.  De grandes steppes, des moutons et des lignes haute tension, une ambiance tout droit sortie de “Woman at war”, mon film islandais pref. A voir ou revoir 🙂

Tandem Tout Terrain

Dans le cercle d’or, il n’y a quasi pas de magasin. Il est en effet beaucoup plus lucratif d’inciter les touristes à manger dans des restos hors de prix. Notre escapade au glacier n’ayant pas été prévue de base, nos réserves de nourriture sont au plus bas, au grand désarroi de Corentin… mais c’était sans compter sur les 400g de conserve de viande de Yack, gentiment laissée à disposition au refuge par un précédent randonneur mongol. Nouvelle passion inattendue pour Coco ! Pour ma part, ce sera croque-monsieur pesto/fromage, une bonne recette si un jour vous en avez marre d’être dans un pays à pain de mie !

Nouvelle passion viande de Yack

En passant par le cercle d’or, nous avons fait l’impasse sur Reykjavik. Mais nous profitons, que dis-je, nous saisissons l’occasion d’une journée de tempête pour y faire un aller retour en stop. En effet, en plus de la visite touristique, il faut vraiment que nous retrouvions un pneu, le pneu craquelé de la benne d’Akureyri ayant lui aussi explosé hier 🙁


A l’aller c’est facile, nous montons à bord de la voiture de loc de Iunice, une Etats Unienne originaire de Corée. A 18 ans, elle s’est fait la promesse d’aller dans au moins 100 pays avant ses 30 ans. Ne sachant pas trop quoi faire pour son long week end, elle a pris un billet pour Reykjavik, 4j en Islande, et de 77 pays ! Si elle elle n’a pas une carte du monde à gratter dans ses toilettes, il faudrait songer à lui en offrir une !!
Au premier magasin de vélo, le vendeur, un ancien coureur cycliste pro nous vend des rayons. Son biz du moment :  changer les pneus de ses clients pour des pneus cloutés, l’été est déjà loin… “Mon record sur la route 1 ? 35h pour 1350km, lors de la course du tour de l’île”, balèze Blaise… Il nous faudra aller à un second puis un troisième magasin de vélo pour trouver un pneu 26″, le même Kenda que j’avais acheté en Grèce à 8 euros, sauf qu’ici… il en coûte 35 !

L’austère cathédrale de Reykjavik

La capitale offre aux touristes de très nombreuses activités, comme d’aller regarder des aurores boréales en réalité virtuelle (100% de chance de réussite) ou encore aller au musée phallique pour observer des pénis de cétacé… Le tourisme pousse à la créativité on va dire ! Nous nous contenterons de déambuler dans la ville sous la pluie en direction de la piscine municipale. Activité au top pour soulager les engelures qui ont bien fini par apparaitre malgré tous les efforts de protection (merci à Coco qui s’est tapé toutes les vaisselles dehors à l’eau glaciale !)

Les seuls vélos de la capitale

Le retour en stop, en revanche, s’avère beaaaaucoup plus compliqué qu’à l’aller. Le premier à s’arrêter est un  acteur islandais. On discute cinéma, il nous raconte que l’une de ses prochaines participation sera dans le futur film du réalisateur de Woman at war dont je vous parlais tout à l’heure. On se quitte, un peu intimidés d’avoir partagé 20 minutes avec un acteur aussi connu, “on te reverra dans deux ans !”. Enfin, comme le disait un humoriste islandais, il y a tellement peu d’habitants ici, que les acteurs sont toujours le cousin de quelqu’un, et qu’ils peuvent toujours se gargariser d’être “le plus” de quelque chose… per capita ! Par exemple… le plus d’auteurs de livres… per capita (10% de la population !), ou encore le plus de prix nobel… per capita (1 en littérature, justement, en 1955 héhé).

Rien à voir, mais voici une étrange clôture de… soutien gorges !

Le second à s’arrêter est un papy islandais qui s’en va répéter avec son groupe de musique un peu plus loin. Il nous parle de l’évolution du tourisme de l’Islande et de la récente diversification des denrées dans les supermarchés. Puis un couple d’Italien arrivé sur l’île quelques heures plus tôt. Ensuite un Polonais installé depuis 20 ans et désormais patron d’un atelier automobile. Il roule à toute allure sur la nationale avant de nous déposer à un croisement au milieu de nulle part… Et là c’est le drame, il fait de plus en plus noir (en tout et pour tout on aura quand même perdu 2h de jour entre notre arrivée et notre départ de l’île !), la pluie commence à tomber dru, les gens nous voient à peine et même le bus ne s’arrête pas malgré nos grands signes des bras (2 bus par jour, 40 euros le ticket, pas étonnant que personne ne le prenne !). On fini par se sortir de cette mauvaise passe en revenant en arrière au dernier village (grâce à une maman islandaise qui a très hâte que son fils de 17 ans passe le permis pour arrêter de devoir l’amener et le chercher dans tous les sens). Elle nous dépose devant le dernier super marché ouvert, nous avons exactement 45min pour trouver une solution avant la fermeture. A la caisse, je demande à chaque client dans quelle direction il va. Après 30min de sourires compatissants, je finis par convaincre (avec un peu d’insistance #euphémisme), un groupe de potes taiwanais venus pour 3 semaines faire le tour de l’île. À 22h30, nous sommes de retour au camping pour replanter notre tente mouillée sous la pluie, ça aurait pu être pire, mais c’est un peu rude comme “journée de repos” ! N’empêche que l’expérience sociologique était intéressante et qu’on aura jamais autant parlé avec des locaux qu’en stop !

Avec mes nouveaux potes Taïwanais que j’ai recroisé par la suite

Le lendemain, branle bas de combat dans l’équipe : pour varier les plaisirs, Coco décide de louer une voiture pour la dernière semaine. Moins de vélo, plus de rando, nous nous retrouvons tous les soirs pour camper. Un nouvel équilibre vécu par la team non pas comme un échec, mais comme la meilleure solution pour la suite du séjour : Coco peut s’arrêter crapahuter où il veut, faire autant de pauses goûter que bon lui semble et mettre le chauffage à fond pour se réchauffer les miches entre deux randos ! Moi parce que la bonne nouvelle dans tout ça, c’est que c’est lui qui porte le couchage et qui gère les courses. Et même Jérémy est aux anges, les rayons de la roue arrière vivant ce délestage comme un véritable soulagement !


Les paysages de la route 1 au Sud, n’ont à peu près rien à voir avec ceux du Nord. Des falaises escarpées et des rivières qui descendent en cascades vers la mer.

Seljalandfoss

La circulation s’amenuise de jour en jour. Passé Vik, nous traversons le gigantesque champs de lave datant de l’éruption du volcan Laki en 1783. De nos jours, éruption volcanique en Islande rime pour nous avec perturbation du trafic aérien, mais celle ci aura été autrement plus badass : en 8 mois, elle aura recouvert de lave plus de 600km2 et envoyant des roches volcaniques sur plus de 8000 km2. 1 Islandais sur 5 en serait mort, non pas à cause de lave (qui comme dans le cas de l’Etna, progresse trop lentement), mais à cause des émissions de soufre et de cendres qui se retrouvent dispersés dans la quasi intégralité de l’hémisphère Nord. Ce printemps là, le soleil ne serait presque pas apparu, engendrant mauvaises récoltes et famines. Certains vont même jusqu’à dire que le Laki serait un des déclencheurs des émeutes qui aboutiront à la révolution française !


Désormais, la lave est recouverte d’une épaisse couche de mousse verte toute moumouteuse. Laurent (dont je vais vous parler dans 30sec) nous dit que lui et les autres guides arrivent même à faire croire aux touristes que ce sont autant de moutons qui se sont retrouvés piégés dans la lave, mdr.

Des moutons piégés par la lave ?!

Laurent donc. Notre sauveur pendant la tempête. Encore une fois, les amis, d’amis d’amis sont au rendez vous. Laurent s’avère être le mec de Karolina, une amie d’Eleana que j’ai rencontrée à mon propre anniversaire l’année dernière (parfois le karma fait bien les choses !). Même si Karolina n’est pas là, il nous accepte deux nuits dans sa maison toute neuve au pied du glacier Vatnajökull, le plus grand d’Islande cette fois, (et même d’Europe !). 141km de long, 7700km2, plus grand que notre cher département 73. Dehors, le vent souffle à plus de 150km/h et Agnès (la tente) est bien contente de sécher gentiment dans la chambre. Seuls les moutons broutent, imperturbables, dans la tempête. Et nous, on savoure le luxe de pouvoir faire des jeux de société avec les voisins en mangent des crêpes et en faisant des cookies. Merci Laurent <3

Aprem jeux de société avec José, le voisin, et Laurent

Laurent, breton d’origine, est installé ici depuis 20 ans. Guide indépendant, il emmène les touristes sur le glacier et se balader un peu partout dans le pays. Il nous conseille plein de ballades pour la suite, nous montre des timelaps de l’avancée du glacier et nous raconte tout un tas d’histoires sur la vie en hiver ici, ses péripéties avec les touristes, les portières arrachées de ceux qui oublient de se garer face au vent et sa dernière mésaventure, attrapé par un tsunami suite au détachement d’un méga bloc de glace dans le lac glaciaire.

Une des langues du glacier

Le lendemain de cette journée méga chill, j’avoue qu’il faut se motiver pour ressortir sous la pluie. Le vent est un peu tombé, et il ne souffle “plus qu’à” 90km/h. Par chance pour moi, passé le virage suivant, dans 10km, il sera de dos ! Même plus besoin de pédaler sur certains tronçons, ça file vers la prochaine cabane où nous passerons la nuit.

Sur conseils de Laurent, nous nous approchons du front du glacier, là où des icebergs se détachent en un bruit déchirant pour venir flotter dans le lac et être doucement emportés vers l’océan au gré des marées. Les couleurs sont splendides et la glace bleue d’avoir été écrasée par tant de masse pendant près de 1000 ans. Cette couleur bleue correspond en effet a une glace ayant subit tellement de pression par le poids de la neige tombée années après années, qu’elle en a expulsé toutes les petites bulles d’air contenues initialement dans la neige. Il ne reste plus que des molécules d’eau qui absorbent d’avantage le rouge et diffuse le bleu (d’où le bleu des lacs ou de la mer aussi).

Sur le glacier, la glace est tellement transparente que l’on a l’impression que l’on peut passer à travers à tout moment. A ses abords, on s’enfonce parfois dans des zones de boue invisibles constituées de sable et de glace fondue qui tient encore en place mais qui coule en bouillie dès que l’on pose le pied dessus.  Les cailloux eux mêmes ont la désagréable impression de s’être fait roulé dessus. Certains sont littéralement éclatés, d’autres gentiment découpés comme cette mozzarella :

Alors certes il ne fait pas toujours beau, mais les alternances de pluie et de soleil me gratifient d’arcs en ciel tous plus beaux les uns que les autres. Ils forment parfois une arche complète dont les bases sont parfois si proches que ça donne envie de laisser Jérèm et de partir chercher le trésor. Mais bon, tout ça c’est comme le père Noël et les promesses d’amour qui durent toujours, du bullshit haha !

Collection d’arcs en ciel

Et puis à force d’être dans le froid mouillé, je finis par m’enrhumer. Mais pas de panique, en cette semaine de tandem solo, je peux me moucher allégrement en pédalant, sans risquer d’en foutre plein les pieds de mon partenaire. Il faut en effet une sacré dose de confiance pour se moucher en tandem, mais en Islande, le vent rajoute une dose de risques non négligeable… De toutes façons, on ne va pas se mentir, la moitié finit toujours dans les moufles !

Aux environs de Höfn, nous nous baladons au pied des falaises. Des pics de 800m qui tombent tout droit dans la mer. Des vagues énormes qui s’écrasent contre les rochers. C’est ici qu’a eu lieu le tournage du film Godland il y a quelques années… toutes les fondations du set de tournage sont encore en place, grrr.

Etonnante cheminée oubliée là par le tournage

On avait fini par faire un trait dessus, parce que bon, la nuit, on dort, mais les cris de nos voisins de camping nous extirpent de nos sacs de couchage pour apercevoir nos premières aurores boréales. Entre les lumières de la ville et la pleine lune, on n’est pas dans les top-conditions, mais c’est la seule nuit dégagée depuis notre arrivée sur l’île ! Alors on profite, que dis-je, on admire en silence ces belles trainées vertes crées par le vent solaire en s’engouffrant aux pôles et en réagissant avec les atomes d’oxygène… jusqu’à ce que le froid nous rattrape et on retourne se peletoner dare-dare dans nos duvets.

Qu’est ce que les paysages sont beaux quand le soleil est là ! Je savoure cette dernière journée de beau temps pour pédaler jusqu’à la nuit tombante. Grâce à ma lenteur, je fais de belles rencontres sur le bord de route, comme celle de ces quatre rennes peu farouches ou de ce phoque qui fait de petits sauts élégants pour rester en équilibre sur son rocher.

Mes deux belles rencontres de la journée

Nous arrivons deux jours en avance à proximité du ferry. On avait prévu d’aller randonner, mais le temps est exécrable, alors Coco rend sa voiture et on attend une petite fenêtre pour grimper le dernier col et redescendre dans le fjord où nous attend, on croise les doigts, notre marmotte.
A seulement 600m d’altitude, le vent, de face cette fois, souffle avec une telle violence sur le plateau du col que nous n’arrivons pas à rester en équilibre sur le tandem. Alors on pousse sur les derniers kilomètres, l’Islande nous en aura fait voir jusqu’au bout. Au sommet, Coco, qui a bien faillit se faire trucider par une conductrice asiatique trop occupée à filmer au volent, est ravi de devoir poser là alors que l’on tient à peine en place. “Sourit ou on en refait une !”. Ce sera notre seule photo à deux sur l’île. Les prévisions nous avaient dit 70km/h, les relevés nous indiquent 90. Qu’importe, c’est toujours mieux que ce matin avec des rafales à 120.

Des paysages tout en intensité !

Heureusement, pour cette dernière nuit, on était bien à l’abri dans le conteneur poubelle du camping !
“Je ne voulais pas me spoiler alors je n’ai pas trop regardé sur internet”, m’a avoué Coco, pour ma part je pense que je m’étais attendue à pire et je crois qu’on ne s’en est pas trop mal sorti. Alors certes, quand on voit que personne ne fait du vélo ici, ça aurait pu nous mettre la puce à l’oreille, mais niveau vent, en faisant le tour anti-horaire on l’aura (chance ou pas ?) eu plus souvent de dos que de face. Pour ce qui est de la pluie et du froid, les cabanes et les salles communes nous auront bien aidé à les supporter.

Encore une belle cabane

On en a conclus qu’avec 1 élément sur 3 (pluie, vent, froid), on ne peut pas se plaindre, 2 sur 3 on peut commencer à râler et 3 on ne pédale pas. Au final, je pense qu’il faut juste revoir à la baisse sa définition d’une “belle journée” et ça passe ! Par contre niveau budget, il n’y a rien à faire, parce qu’Islande, pays le plus cher du monde, c’est pas un mythe !

Adieu belle île à la beauté brute et âpre, il faut vraiment être motivé (où ne connaitre que ça !) pour y habiter, mais qui sait, peut être y retournerai-je pour monter un juteux commerce de bois de chauffage, 1000 euros la ster ici !!


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